Autant nous avions plutôt pas mal apprécié l'encart consacré à l'Ennéagramme dans le numéro d'octobre de Psychologies Magazine, autant sa déclinaison sous la forme d'un micro test en ligne ne nous convainc pas des masses, voire pas du tout. Et c'est peu de le dire. Le dossier ne reposait pas à l'origine sur une seule sensationnaliste assertion (Que fuyez-vous le plus ?) mais proposait de naviguer à son rythme parmi les différents profils et d'ainsi faire affleurer le Type.
Néanmoins, de ce test, réjouissons-nous, toute publicité (même maladroite) autour de ce formidable outil de connaissance de soi qu'est l'Ennéagramme étant bonne à prendre, et faisons notre miel en découvrant directement la description des 9 Types qui nous est proposée :
- Type 1 : Perfectionniste. Fuit l'imperfection.
Il vous arrive souvent de penser que vous n’arriverez jamais à rien, que vous n’êtes pas à la hauteur, qu’il manque toujours quelque chose… Aussi, sans cesse en quête de perfection, vous êtes rigoureux, honnête, besogneux, adepte du travail bien fait. Vous n’aimez pas être pris en faute. Pour vous, une erreur, aussi humaine soit-elle, est un échec. Vous vous coupez souvent de vos émotions, voire de votre plaisir, pour ne pas vous « donner en spectacle », ni à vous-même ni aux autres. Perdre le contrôle sur vous-même, sur les choses et les événements, est une épreuve quasi humiliante. Vous n’acceptez pas vos limites, c’est pourquoi vous pouvez devenir votre propre bourreau, parfois celui des autres. Vous cherchez à progresser, à évoluer, mais au prix de souffrances souvent inutiles. Enfant, vous avez manqué de compliments et vous êtes encore aujourd’hui marqué par les critiques de vos parents et de vos proches. Ce qui a développé en vous un sentiment de culpabilité de ne jamais être « assez »
- Type 2 : Aidant. Fuit la solitude.
Pour vous, tout va bien lorsque les autres vont bien. Pour vos proches, vous avez de l’importance, et votre entourage compte sur vous : cela vous rassure, vous donne le sentiment d’exister vraiment. Avec une intuition sans pareille, vous devinez ce qui est bon pour l’autre, vous savez devancer les désirs, être sincèrement serviable. Les autres sont au centre de votre vie, c’est pourquoi vous fuyez la solitude. Une phrase pourrait vous caractériser : « J’aime, donc je suis. » Mais vous ne savez pas faire pour vous-même ce que vous faites pour les autres : à force de vouloir être trop gentil, vous faites passer vos besoins en dernier, vous les refoulez au point de les ignorer totalement. Il est fort possible que vos besoins n’aient pas été pleinement reconnus par vos parents et que vous ayez connu de pénibles moments de solitude affective. Vous avez peur de l’abandon.
- Type 3 : Battant. Fuit l'échec.
Le travail et l’action sont les moteurs de votre vie. Vous vous estimez infatigable, et vous êtes insatiable de résultats positifs. Organisation, prévision, partage, création sont pour vous les valeurs de toute personne courageuse, qui « sait comment vivre » pour réussir. Vous supportez difficilement les moments vides, synonymes d’ennui. Vous êtes positif, avec un moral constant et, pour vous, il n’y a jamais de problèmes : il n’y a que des solutions ! Vous avez une rare faculté d’adaptation. Cependant, vous êtes déstabilisé quand on vous demande ce que vous pensez de vous-même ou des autres. En fait, vous vous identifiez à ce que vous faites – et non à ce que vous êtes. Enfant, vous avez probablement été récompensé pour vos actes, valorisé pour vos actions. Mais vos parents ne parlaient pas de vous en tant que personne : vous en avez conclu que, pour être aimé, il faut réussir.
- Type 4 : Affectif. Fuit la banalité.
Vous avez horreur de la banalité : les émotions tièdes sont sans intérêt, une vie « moyenne » n’a pas de sens. Vous recherchez le beau, l’esthétique, l’originalité, et surtout l’intensité, tant dans la vie en général que dans les émotions en particulier. Vous avez une grande faculté d’empathie avec les émotions des autres, même si elles sont difficiles à supporter. On peut vous considérer comme un poète, et vous vous sentez « artiste », en tout cas, différent des autres. Vous rêvez d’un monde meilleur et vous vous réfugiez parfois dans votre imaginaire. Vous fonctionnez sur l’affect, la sensibilité, si ce n’est la sensiblerie. Vous avez besoin de complicité pour vous sentir aimé, tout en redoutant les relations trop fortes qui, pour vous, ne peuvent pas être durables. Enfant, vous avez manqué de reconnaissance, de la reconnaissance de votre identité profonde, et avez peut-être même souffert d’une rupture affective.
- Type 5 : Observateur. Fuit l'envahissement.
Volontiers distant avec les autres, vous êtes plutôt à l’aise dans le rôle de celui qui regarde et écoute. Vous n’aimez pas vous mettre en avant, ni être regardé. Mais vous aimez comprendre, tout comprendre, autant le fonctionnement des choses que les situations et les événements. Apprendre est l’un des ressorts de votre vie, l’un de vos grands plaisirs. Vos émotions vous appartiennent, c’est votre territoire : gare à celui qui voudrait y pénétrer indûment, et gare aux envahisseurs de vie privée ! C’est pourquoi, en amitié, vous mettez du temps à vous dévoiler. En situation de crise, vous savez rester zen – une attitude que les autres pourraient parfois considérer comme « froide ». Enfant, il est probable que vous ayez manqué d’intimité psychologique, si ce n’est physique. Vous avez certainement eu l’impression que vos parents voulaient savoir tout ce que vous aviez dans la tête. Aussi, vous préférez vous isoler plutôt que d’exprimer vos émotions devant les autres.
- Type 6 : Loyaliste. Fuit la trahison.
Vous avez avant tout besoin de sécurité et de confiance. C’est pourquoi vous avez le sens du groupe, de la vie commune, mais à condition qu’elle soit régie par des règles bien établies. Vous recherchez constamment des indices de confiance, et vous vous demandez souvent si telle relation ou telle activité présente un danger. Lorsque les règles et les demandes sont claires, vous vous engagez sans concession et vous foncez. Autrement, vous restez dans l’indécision, la peur, prêt à détecter la moindre parole non tenue, que vous prendrez immédiatement pour une trahison. Pour vous, la loi est importante, la structure essentielle. S’il vous arrive de faillir aux règles sociales et morales – y compris au code de la route –, vous éprouvez un fort sentiment de culpabilité. Vous recherchez donc la compagnie de personnes fiables, une vie familiale et professionnelle dans un cadre sécurisé. Enfant, l’un de vos parents devait être absent, ou était trop rigide, et les règles d’éducation étaient parfois contradictoires, ou trop floues.
- Type 7 : Joueur. Fuit l'immobilisme.
Véritable épicurien, vous fuyez à la fois l’immobilité et la souffrance. Vous aimez éprouver du plaisir, vous faire plaisir, bouger, voyager, aller de plus en plus vite. Vous créez des réseaux d’amis pour varier les rencontres et élargir votre champ d’action. Vous vous lancez dans mille découvertes, expériences et activités nouvelles pour profiter de la vie. Dès que vous sentez l’ennui poindre, vous changez d’activité. Aussi est-il souvent difficile de vous suivre. Cependant, si vous avez un tempérament joyeux et positif, vous n’aimez guère qu’on vous confie des malheurs pour éviter d’entrer dans les émotions. Cette course permanente est une fuite en avant qui vous empêche de vivre le moment présent, et entraîne l’inconvénient de vous éparpiller. Enfant, vous ne vous êtes pas senti assez protégé, c’est pourquoi certaines peurs restent encore inscrites en vous. Vous avez aussi dû percevoir la souffrance de votre entourage, et vous avez évité d’affronter des moments pénibles en jouant.
- Type 8 : Chef. Fuit la faiblesse.
La moindre faiblesse vous fait fuir : pour vous, il faut être juste, se contrôler, se prendre en charge soi-même, être capable de protéger les plus faibles. C’est pour eux que vous développez le plus vos qualités de force et de courage. Vous appréciez vraiment les autres à partir du moment où ils ont une personnalité affirmée, lorsque vous savez à qui vous avez affaire. Autant vous pouvez vous mettre en colère avec une énergie considérable, autant vous pouvez mettre vos compétences au service d’autrui. Vous considérez la vie comme un éternel combat, parce que « rien n’est acquis facilement », et vous passez outre les signes de fatigue. Si vous aimez aider, c’est souvent pour ne pas dire « non », ce que vous considérez comme une faiblesse. Vous aimez diriger, et êtes souvent débordé. Enfant, par manque d’amour, vous avez mis en place le déni de vos faiblesses comme moyen de défense.
- Type 9 : Médiateur. Fuit le conflit.
C’est la recherche de l’harmonie et de la paix, autant intérieure qu’extérieure, qui mène votre existence. Vous fuyez les conflits pour ne pas être obligé de prendre position, et ainsi éviter de blesser les autres. Votre qualité de compréhension et votre calme naturel frisent parfois la passivité. Vous aimez vivre et travailler dans un cadre clair, avec des buts précis, sans trop de pression. Ce qui vous permet d’avancer, d’évoluer à votre rythme. Vous avez une bonne intuition sur les sentiments, les atouts et les défauts, les émotions et les besoins des autres. Beaucoup moins sur les vôtres ! Vous vous mettez rarement en colère, vous ne savez pas dire non, et vous prenez le temps de donner votre avis. De même que vous prenez votre temps pour réaliser vos objectifs. Enfant, vous n’avez pas pu exprimer suffisamment vos besoins, et vous avez pris le pli de vous taire pour préserver votre tranquillité.







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