En réponse aux interrogations de quatrun dans un tout récent commentaire, penchons-nous de nouveau sur le cas de Nicolas Sarkozy, au détour d'un entretien paru dans le Figaro.
La gourmandise
Le tic de langage favori de Nicolas Sarkozy semble définitivement sa
capacité à poser lui-même les questions. Non content des 54 questions
posées par le journaliste, le ministre de l'intérieur en ajoute 28 de
son propre crû, dont il ne laisse pas une seule en suspens. Quand on
est comme lui gourmand d'idées, on n'est pas trop de deux pour
organiser le banquet. Et s'y attabler.
La famille
- [...] il faut rassembler toute sa famille politique pour espérer gagner.
- Chacun doit être persuadé qu’il aura sa place dans le grand combat présidentiel de 2007.
- Chacun mobilise de plus en plus dans son camp.
- [...] on aura besoin de tout le monde.
- [...] il faut la mobilisation de tout le monde.
- S’agissant de la famille UMP, [...]
- Ce n’est pas ma stratégie mais celle définie en toute transparence par notre famille politique.
- Pour rassembler, il faut se hisser au-dessus de ses racines et élargir sa famille politique.
- C’est la négation de la famille, c’est la négation du travail. Or il se trouve que je défends le travail et la famille.
Un des trois Sous-Types de l'Ennéatype 7 est appelé "Famille" par Helen Palmer qui précise : "Famille : regroupement de personnes ayant le même état d'esprit comme tactique d'auto-préservation" (Helen Palmer, l'Ennéagramme, Editions Vivez Soleil). La récurrence du concept est, dans cet entretien, assez flagrante.
L'évitement de la souffrance
- [...] la droite républicaine a parfois désespéré ses propres électeurs par sa pusillanimité.
- Je ne comprends pas pourquoi on a peur de cette expression.
- Ne voyons pas aujourd’hui le monde comme un monde qui serait devenu
horrible par rapport à un monde d’hier qui aurait été absolument
parfait.
- Je suis persuadé que les Français sont passionnés par les projets [...]
- Ce n’est qu’une illustration d’un dessein plus large qui doit être marqué par l’audace et l’imagination.
Le thème central des Types du centre mental est le rapport à la
peur. Les personnes de Type 5 gèrent cette peur par une attitude de
retrait face au monde et l'accumulation de savoirs. Les Types 6 vivent
cette problématique dans une ambivalence faite de pusillanimité et/ou
de prise de risque. Les Types 7, quant à eux, sont dans une fuite de
cette peur, par les projets, l'audace, l'imagination, trois notions majeures inhérentes à ce Type.
L'amusement
- C’est d’ailleurs assez amusant de voir [...]
- D’ailleurs, cela m’amuse.
- Quelle drôle d’idée !
De la légendaire capacité des personnes de Type 7 de s'amuser de tout. On considère généralement que le rire est le moyen universel d'échapper à la souffrance entrainée par la reconnaissance de notre condition de mortel.
La liberté : l'enfermement, le droit donné.
- Ceux qui me reprochent de faire du zigzag idéologique, ce sont
ceux-là mêmes qui étaient trop heureux d’essayer de me mettre dans une
case marquée par le sectarisme idéologique.
- Je ne veux pas me laisser enfermer dans un rapport binaire à toutes ces questions.
- Je ne veux pas me laisser enfermer par des tabous.
- [...] c’est leur droit.
- C’est son droit d’être candidat [...]
- Chacun a le droit d’être candidat [...]
- [...] je ne demande pas plus de droits que les autres [...]
- [...] il est trop tôt pour s’enfermer dans une position de principe.
N'essayez pas d'enfermer une personne de Type 7, ce serait le plus sûr moyen de provoquer sa fuite. En retour, eux ne chercheront pas à vous enfermer, ils vous reconnaîtront toujours le droit à la cette liberté qu'ils chérissent
- Nicolas Sarkozy : Je revendique la rupture, sur LeFigaro.fr
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