Nous nous sommes déjà penchés sur le cas d'Isabelle Truchis de Varennes, alias Zazie, au détour d'un divan de Psychologies, mais nous ne résistons pas au plaisir de vous livrer ces quelques propos, recueillis par Antoine Silber, dans l'hebdomadaire ELLE daté du 11 juin de cette année, qui confirment encore l'avis précédemment posé. 7 bien elle...
A midi, je me débrouille pour aller retrouver un copain ou une copine à une terrasse. J'aime bien celle du MK2 sur le canal de l'Ourcq, près de la Vilette, on y est tranquille. Ou alors je fais du sport. De la gym. De la corde à sauter. A moins que je ne dorme. Je suis en permanence dans le manque de sommeil. Je ne me réveille que le soir. C'est pour ça que j'aime tant ce métier, les concerts, les tournées. On dort n'importe où, on se retrouve en pleine nuit à faire 100 kilomètres juste pour dénicher un bon restaurant, ou à 6 heure du matin à jouer au tennis parce que l'on ne sait plus où on est. En tournée, tu passes de l'extrême sollicitation à l'extrême solitude, du trop-plein du concert au trop-vide de la chambre d'hôtel. Mais j'aime ça parce que ça bouge. J'aime avoir des journées différentes, des émotions différentes. Passer trois, quatre mois dans l'angoisse absolue à essayer de donner du sens aux mots puis, d'un seul coup, voir énormément de gens, être dans le narcissisme, retrouver la scène, là où on ne sait plus rien, là où l'on renaît. Et puis arrêter la tournée. Revoir Lola. Soudain redevenir maman. Dire : il manque le jambon, on va faire des coquillettes. Avoir toutes les casquettes.

