Réflexion de saison
Il est de l'ego comme du cholestérol. Ce n'est que par abus de langage que nous sommes sans cesse invités à combattre ces deux supposés fléaux de notre temps, ce n'est que par simplification abusive que nous en venons à le déterminer comme bon ou mauvais, et souvent, plus mauvais, que bon.
L'ego est à la personnalité ce que le cholestérol est à la cellule : un constituant indispensable. Ce que nous nommons bon cholestérol, ce sont les lipoprotéines responsables de son élimination. Ce qui est appelé mauvais cholestérol, ce sont les lipoprotéines qui assurent son transport aux cellules.
Si nous poursuivons ainsi notre analogie, l'ego n'est alors plus que le véhicule d'un constituant fondamental de la personnalité, un transport d'énergie qui n'est ni bon, ni mauvais, et dont l'enjeu majeur, pour une bonne santé, est une juste et nécessaire maîtrise.


