Deux histoires de l'Ennéagramme
Illustration sur la couverture du prospectus de L'Institut pour le Développement Harmonique de l'Homme, dessiné par Alexandre de Salzman, à Tiflis (Géorgie) en 1919.
A trois jours d'intervalle, Jean-François Mareczko sur le blog des coachs InterCoaching et Frédéric Schmitt sur le blog de l'Ennéagramme symbolique et psycho-énergétique revêtent leur panoplie d'Indiana Jones et partent à la recherche des origines de l'Ennéagramme.
Dans cette quête, deux questions demeurent sans réponse. D'abord : de qui Ichazo tient-il l'Ennéagramme ? Pour Jean-François Mareczko, "Ichazo reçut l'enseignement de l'Ennéagramme par la voie Soufique" (sic). Frédéric Schmitt écrit quant à lui que "Ichazo qui avait connu des élèves de Gurdjieff à Buenos Aires alors qu'il avait 17 ans élaborait sa théorie des 108 ennéagrammes en 1960". Afin d'y voir plus clair, je vous propose cette longue interview d'Oscar Ichazo lui-même qui revient sur ses années de formation et ses multiples influences.
Ensuite : de qui Gurdjieff tenait-il l'Ennéagramme ? Pour les deux auteurs, la cause semble entendue : Gurdjieff tenait l'Ennéagramme des soufis. Pour étayer cela, Frédéric Schmitt cite Laleh Bakthiar, "une soufie américaine" dont l'ouvrage, "God's will be done", "[prouve] de façon indubitable qu'il existe un ennéagramme antérieur à Gurdjieff et que cet enseignement a été transmis au sein de certaines confréries soufies. Le symbole est le même, certains mots clés sont à s'y méprendre". Le livre a question n'a hélas pas été traduit en français.
Au delà de ces deux questions, qui ne verront sans doute jamais de réponse définitive, reste un symbole, dont les multiples influences sont la richesse, et dont Gurdjieff, le premier, et jusqu'à preuve du contraire, publia le tracé.


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