Eric Salmon s'intéresse ce mois-ci au film A la rencontre de Forrester, réalisé par Gus Van Sant en 2001, avec Sean Connery.
Le pitch
A seize ans, Jamal Wallace, un prodige du basket-ball, entre par effraction dans un appartement que les rumeurs disent habité par un ermite. Ayant entendu un bruit, il prend ses jambes à son cou et en oublie son sac à dos avec ses livres dedans. L'ermite le lui rend. Mais Jamal constate que les textes qu'il a écrits ont été corrigés et commentés.
Celui-ci, intrigué, part à la rencontre du vieil homme, qui s'avère être William Forrester, un célèbre écrivain qui a disparu après la publication de son premier roman. Ce romancier solitaire et asocial a découvert chez Jamal un don pour l'écriture et accepte de lui enseigner en privé l'art de la plume. Au cours de ces leçons particulières, une amitié s'installe entre eux. Jamal se découvre une passion pour la littérature, mais il est bientôt amené à choisir entre poursuivre sa carrière de basketteur et se consacrer pleinement à l'écriture. (Allociné)
Le sous-type survie est d’abord centré sur lui, sur son corps, sur sa sécurité, sur son territoire, sur ses biens. Ici, les droits d’auteur de William semblent lui rapporter suffisamment pour contenter ses besoins matériels. Le bien-être corporel est donc assuré. Le territoire va s’étendre à tout ce qu’il peut voir derrière ses rideaux, avec ses jumelles. Il s’agit donc, peu ou prou, de la vie du quartier. Très caractéristique du sous-type survie, dont l’intérêt va aller d’abord sur la proximité géographique avant, éventuellement, d’aller au delà. (Lire la suite...)
Ennéagramme & cinéma : quelques précisions
Dans un précédent commentaire, mon amie Isabelle de Penfentenyo (
Blogosapiens?) s'interroge sur la pertinence d'un tel exercice, lorsque, notamment lorsque l'évidence des Types et Sous-Types associés est flagrante, telle que dans le film
Into the wild analysé par Eric Salmon le mois dernier (voir la note précédente). Trois réflexions par rapport à cela.
- Forcément, quelque soit sa connaissance de l'Ennéagramme, lorsque l'on relève soi-même du même Type que le Type évoqué dans le film concerné, il est fort probable que ce Type nous apparaisse comme flagrant. Mais est-ce d'ailleurs toujours le cas ?
- Nous pouvons nous interroger également sur l'objectif d'un tel exercice. De quoi s'agit-il ici : démontrer sa propre capacité à Typer ? La belle affaire, on l'apprend vite ! Ne s'agit-il pas plutôt d'illustrer un aspect de la théorie, de transmuter pour l'autre le savoir en connaissance ? Dans ce cas là, le seul qui vaille à mon avis, l'évidence va dans le bon sens.
- Enfin, dans le cas d'une oeuvre cinématographique, dont le processus de création est si complexe, le manque d'évidence doit justement nous rendre humble. Bien malin qui trouvera un Type illustratif et explicatif entre le type du réalisateur, le type du personnage, le type de l'acteur qui l'incarne, le type des scénaristes, le type du directeur de la photo, le type du producteur, le type de la maquilleuse, etc, etc. C'est le manque d'évidence qui marque alors clairement le manque de pertinence.
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