Cinéma

lundi 06 juillet 2009

Faut que ça danse, façon Ennéagramme 7 !

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C'est à une réjouissante course-poursuite que se livrent les deux enseignants historiques de l'Ennéagramme psychologique en France. En ce début de mois de juillet, c'est Fabien Chabreuil, de l'Institut Française de l'Ennéagramme, qui prend la tête et nous présente une analyse de film sous l'angle de notre typologie aimée : Faut que ça danse ! de Noémie Lvovsky.


Le pitch

La vie de Sarah se complique. Alors qu'elle doit déjà s'occuper d'une mère dépressive et d'un père irresponsable qui cherche une nouvelle compagne, elle apprend qu'elle est enceinte alors qu'elle pensait être stérile…

L'avis de Fabien Chabreuil

Servi par quelques-uns des meilleurs acteurs français en pleine forme, Faut que ça danse oscille en permanence entre humour et émotion. Noémie Lvovsky y traite avec beaucoup d'élégance les thèmes des liens familiaux et de leurs non-dits, du vieillissement et de la permanence du désir. Sans atteindre le niveau des comédies américaines de Minnelli et Lubitsch auxquelles il rend hommage, Faut que ça danse, trois fois nominé aux Césars 2008 est une savoureuse comédie familiale.

mardi 16 juin 2009

Erin Brockovich, Ennéagramme 6 seule contre tous

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Eric Salmon poursuit son exploration cinématographique des Types et des Sous-Types avec ce mois-ci le film Erin Brockovich réalisé en 2000 par Steven Soderbergh avec Julia Roberts, parfaite illustration du Type 6 contrephobique de Sous-Type Tête-à-Tête (Force-Beauté).

Si vous ne deviez regarder qu’un film pour comprendre ce sous-type, celui là serait un bon choix ! Le regard est un modèle du genre : perçant, enjôleur, extrêmement centré sur l’objectif. La focalisation de l’attention sur la tâche ou sur l’interlocuteur est exclusive. Au début de son enquête, Erin, pendant trois jours et trois nuits oublie de manger, de boire, de dormir, oublie son amant et ses enfants, oublie de prévenir son patron de son absence et de ce qu’elle fait. Elle est « passionnée » par cette enquête, elle est en tête-à-tête exclusif avec elle. Plus tard, son bien-aimé doit lui rappeler qu’ils ont dîné ensemble la veille mais « qu’elle a bouquiné tout le temps. » En clair, elle était tellement absorbée par son travail qu’elle ne souvenait pas de la présence de son chéri ! Les scènes de séduction sont mémorables, notamment celle avec Scott, l’employé du Département Régional des Eaux, auprès duquel elle déploie la totale : regard, sourire et rapprochement stratégique de son décolleté au plus près de l’interlocuteur… Le désir d’exclusivité se retrouve aussi quand son patron décide qu’il n’est pas de taille à poursuivre seul l’enquête et qu’il doit s‘associer à un autre cabinet. Elle est furieuse : c’est « son » enquête !

A noter que durant tout l'été, Eric proposera une analyse de film par semaine.

lundi 20 avril 2009

A la rencontre de l'Ennéagramme de Forrester

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Eric Salmon s'intéresse ce mois-ci au film A la rencontre de Forrester, réalisé par Gus Van Sant en 2001, avec Sean Connery. 

Le pitch

A seize ans, Jamal Wallace, un prodige du basket-ball, entre par effraction dans un appartement que les rumeurs disent habité par un ermite. Ayant entendu un bruit, il prend ses jambes à son cou et en oublie son sac à dos avec ses livres dedans. L'ermite le lui rend. Mais Jamal constate que les textes qu'il a écrits ont été corrigés et commentés.
Celui-ci, intrigué, part à la rencontre du vieil homme, qui s'avère être William Forrester, un célèbre écrivain qui a disparu après la publication de son premier roman. Ce romancier solitaire et asocial a découvert chez Jamal un don pour l'écriture et accepte de lui enseigner en privé l'art de la plume. Au cours de ces leçons particulières, une amitié s'installe entre eux. Jamal se découvre une passion pour la littérature, mais il est bientôt amené à choisir entre poursuivre sa carrière de basketteur et se consacrer pleinement à l'écriture. (
Allociné)

L'analyse

Le sous-type survie est d’abord centré sur lui, sur son corps, sur sa sécurité, sur son territoire, sur ses biens. Ici, les droits d’auteur de William semblent lui rapporter suffisamment pour contenter ses besoins matériels. Le bien-être corporel est donc assuré. Le territoire va s’étendre à tout ce qu’il peut voir derrière ses rideaux, avec ses jumelles. Il s’agit donc, peu ou prou, de la vie du quartier. Très caractéristique du sous-type survie, dont l’intérêt va aller d’abord sur la proximité géographique avant, éventuellement, d’aller au delà. (Lire la suite...)

Ennéagramme & cinéma : quelques précisions

Dans un précédent commentaire, mon amie Isabelle de Penfentenyo (Blogosapiens?) s'interroge sur la pertinence d'un tel exercice, lorsque, notamment lorsque l'évidence des Types et Sous-Types associés est flagrante, telle que dans le film Into the wild analysé par Eric Salmon le mois dernier (voir la note précédente). Trois réflexions par rapport à cela.
  1. Forcément, quelque soit sa connaissance de l'Ennéagramme, lorsque l'on relève soi-même du même Type que le Type évoqué dans le film concerné, il est fort probable que ce Type nous apparaisse comme flagrant. Mais est-ce d'ailleurs toujours le cas ?
  2. Nous pouvons nous interroger également sur l'objectif d'un tel exercice. De quoi s'agit-il ici : démontrer sa propre capacité à Typer ? La belle affaire, on l'apprend vite ! Ne s'agit-il pas plutôt d'illustrer un aspect de la théorie, de transmuter pour l'autre le savoir en connaissance ? Dans ce cas là, le seul qui vaille à mon avis, l'évidence va dans le bon sens.
  3. Enfin, dans le cas d'une oeuvre cinématographique, dont le processus de création est si complexe, le manque d'évidence doit justement nous rendre humble. Bien malin qui trouvera un Type illustratif et explicatif entre le type du réalisateur, le type du personnage, le type de l'acteur qui l'incarne, le type des scénaristes, le type du directeur de la photo, le type du producteur, le type de la maquilleuse, etc, etc. C'est le manque d'évidence qui marque alors clairement le manque de pertinence.

jeudi 19 mars 2009

Into the wild enneagram

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Comme tous les mois désormais, Eric Salmon nous invite à la découverte d'un film vu sous le double angle du Type et du Sous-type. Après Une grande année de Ridley Scott, Le goût de la vie de Scott Hicks et Les grandes manoeuvres de René Clair, c'est à Into the wild, la fable écolo réalisé par Sean Penn, qu'Eric s'intéresse ce mois-ci.

Avant d’être une illustration du profil Ennéagramme Quatre, le film est une merveilleuse illustration du sous-type survie. Le rapport avec la nature est constant, il est question de la gestion du chaud et du froid, d’alimentation naturelle, de chasse, de pêche. Dans ce sous-type, il y a deux formes : ceux qui cherchent à accumuler des biens pour sécuriser leur inquiétude matérielle et ceux qui choisissent de se contenter du minimum. Nous sommes clairement ici dans la deuxième catégorie.

mercredi 01 octobre 2008

Une grande année : un film de profil "3 Survie"

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Eric Salmon nous propose, sur son site tout neuf, l'analyse par l'Ennéagramme du film "Une grande année", réalisé par Ridley Scott en 2007, avec Russel Crowe & Marion Cotillard. L'occasion d'en savoir un peu plus sur cette animal étrange & attachant, finalement inquiet, que l'on appelle le Type 3 de Sous-type Survie.

Suite à vos nombreux encouragements  à poursuivre l’analyse de certains films, j’ai décidé de poursuivre ce travail dans l’esprit avec lequel je l’ai entrepris pour le livre : La Clé de l’ennéagramme : les sous-types.
Pour rappel, seuls m’intéressent les films qui :
• Evoquent clairement, l’un des 27 profils, c’est à dire un type et un sous-type.
• Montrent la transformation possible du type : ces expériences de vie où, quoi qu’il advienne, il y aura un avant et un après.
En clair, cette analyse est plus une étude de sous-types qu’une étude de types. Pour plus de clarté, je fais le choix de me concentrer sur un seul personnage. Tous les films traités sont disponibles en DVD.

- Une grande année sur CEE Enneagramme

mercredi 23 juillet 2008

La Montagne Sacrée sur facebook

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J'ai publié sur mon profil facebook une série de 8 extraits tirés du célèbre film d'Alejandro Jodorowsky, La Montagne Sacrée. Pourquoi facebook et pas YouTube ou Dailymotion ? Pour 3 raisons : 1. La qualité de diffusion offerte par facebook est très largement supérieure à celle proposée par ses petits camarades ; 2. Les vidéos n'étant accessibles qu'aux amis de mon réseau, les lois du copyright ne sont pas trop malmenées et 3. Les extraits étant réservés à un public mature, je suis à peu près sur que sur facebook il ne tomberont pas en de trop jeunes mains.

- La Montagne Sacrée sur facebook

mercredi 23 avril 2008

La Montagne Sacrée

Un extrait du célèbre film de Jodorowsky, inspiré par Gurdjieff et Daumal, dans lequel on peut apercevoir un ennéagramme, au cou d'un mage blanc.

lundi 30 juillet 2007

Michel Serrault

Michel_serrault

L'avis du DVB : Ennéagramme Type 9

  • Si l'acteur ne bouscule pas la réalité pour aller plus loin dans les émotions ou dans le rire, ce n'est plus un artiste.
  • Le divertissement devrait être à la base des films et des pièces.
  • Je suis contre les gens qui ne veulent pas faire du divertissement. Je suis très content de tous les rôles que j'ai interprétés, et je les assume.

- Michel Serrault, la comédie faite homme sur Yahoo!

  • Le fait d'avoir obtenu le César 79 pour ce rôle m'a ravi, non pas parce qu'il m'avait été attribué, mais parce que les professionnels du cinéma, unanimes, remettaient le rire à l'honneur.

- Michel Serrault, inoubliable Albin dans "La cage aux folles" sur Yahoo!

  • Une dame vient le voir un soir, dans la loge du théâtre où il jouait Knock de Jules Romains. "Excusez-moi de vous dire ça, mais vous m'avez tellement fait rire !"   Le comédien répond par une génuflexion : "Ne vous excusez pas, madame, je l'ai fait exprès. C'est là toute ma philosophie. Et la manière dont j'ai conçu mon métier."
  • Je suis préoccupé par le don de soi aux autres. Le reste est bagatelle.
  • J'aime laisser supposer par mon jeu que nous sommes tous de pauvres êtres capables de choses pas très belles. Devenir héros ou salaud, c'est parfois juste une affaire de courant d'air. Je suis une espèce de terrain vague d'où jaillit je ne sais quel mystère. Dans les pires personnages, je cherche à montrer ce moment de détresse absolue qui efface l'horreur, et où, l'espace d'une seconde, peut naître la grâce qui change tout. J'ai besoin de semer le doute et de racheter même les âmes perdues.
  • J'ai toujours préféré cinq minutes sublimes dans un prétendu navet à quatre-vingt-dix minutes banales dans un film bien.
  • Tordus, détraqués, déments : le caméléon Serrault adorait ces prototypes du mal, comme il adorait se déguiser pour exister, "sinon on ne me voit pas".
  • S'amuser et amuser les autres, sans jamais se prendre la tête entre les mains.

- Michel Serrault est mort sur Le Monde.fr

  • Les navets, il les appellait «mes exercices de style». «Mes auditions, poursuivait-il, je les ai passées à l’écran».
  • Combien tu me manques, Jean. Toi, tu as su tout dissimuler sous le rire. Moi, j’y parviens de moins en moins.
  • Si on n’a pas d’intention intérieure, les mots ne veulent rien dire. Je voudrais être un passeur, un messager. Je suis contre les acteurs qui se disent "humbles serviteurs de l’auteur".

- La disparition de Michel Serrault sur Libération.fr

  • J'ai fait du théâtre et du cabaret à forte dose et maintenant ça me manque.
  • Les jeunes comédiens, les jeunes réalisateurs m'aiment bien... Alors ça c'est un mystère, je ne sais pas pourquoi.
  • Faire rire c'est très difficile, faire pleurer, bon ça va pas être très compliqué.
  • A la première lecture d'un scénario, en général, je prends la brochure et je la fous par terre en disant c'est pas intéressant.

- Michel Serrault est mort sur RFI.fr

  • Je n'ai plus peur de la mort depuis que j'ai appris que je ne serai pas le premier à passer par là.
  • Le rire doit être construit, basé sur la réalité de la vie, sur des faits communs. La folie, oui, mais avec un cadre.
  • Un acteur est quelqu'un qui doit inventer, se laisser porter par son invention. Il est essentiel de donner un plus, de ne pas se contenter d'être un serviteur aveugle et ignare.
  • Aurais-je un jour la possibilité d'exercer un métier qui ne me ferait pas perdre le goût de m'amuser ?

- Michel Serrault sur Wikipedia.fr

  • Le thème d’un film est important mais l’essentiel dans sa réussite repose sur l’entente entre un comédien et le metteur en scène car l’écoute est primordiale dans notre profession. Or, le plus difficile dans ce métier est de trouver de vrais complices. Mes rôles les plus réussis sont ceux où j’entretenais une belle complicité avec le réalisateur. Je pouvais ainsi être en confiance et me laisser totalement aller dans mon jeu.
  • Plus un rôle s’éloigne de ma personnalité, plus il devient naturel pour moi de l’interpréter. En revanche, devoir jouer mon propre rôle serait par ticulièrement difficile ! Je suis d’une nature très curieuse. Je m’inspire des personnes que je croise, quelles que soient leurs émotions, aussi bien dans l’humour que dans les sentiments plus dramatiques.
  • Jouer la comédie est un curieux métier. Lorsque je m’apprête à interpréter un personnage, j’ignore de quelle façon je vais le jouer. Bien sûr, un acteur doit connaître son texte pour être à l’aise mais ce n’est que l’aspect mécanique. Il ne faut surtout pas être pressé mais jouer et redécouvrir le rôle. Il ne faut pas “marcher” sur le texte de l’autre mais apprendre la mécanique de l’esprit et de l’oreille. Tout repose sur l’interaction entre les comédiens. Le mystère de la réussite réside dans cette alchimie. Je n’aurais donc qu’un seul conseil à donner : écouter.

- Interview de Michel Serrault sur Planète Télé.com

  • J’apprécie les auteurs qui savent donner de la fantaisie à une oeuvre, même quand ils traitent un sujet épineux et douloureux.
  • J’ai toujours estimé que si un acteur avait un tant soit peu de talent, c’était avant tout grâce à ses partenaires.
  • Je considère le jeu avant tout comme un acte de partage. C’est ce qui lui donne tout son suc et c’est ce qui en fait toute sa beauté.

- Les Enfants du pays : Entretien avec Michel Serrault sur Cinémotions.com

  • Avec humour je le dis : tout est dérisoire.

- Interview de Michel Serrault sur sa foi via INA.fr

  • La présence comique est un mystère. Comme d'autres mystères.

- Interview de Michel Serrault sur les clowns via INA.fr

  • J'improvise ma vie. Improviser sa vie, ça veut dire : être ouvert à tout et à tous.
  • J'avais le désir de m'amuser en toutes circonstances.
  • Le rire fait peur.
  • On ne peut pas vivre sans avoir un regard et une écoute formidables pour les autres.
  • Il faut trouver l'angle pour savoir où tirer.

- Parcours avec Michel Serrault via INA.fr

  • Je suis un acteur de composition : je ne suis jamais moi-même.
  • Mon plus grand désir, c'est faire un film sans que l'on me reconnaisse du tout.

- Claude Sautet et Michel Serrault via INA.fr

  • Je ne sais pas où je vais, mais je suis toujours à l'heure.

- Jacques Chancel interviewe Michel Serrault via INA.fr

mercredi 04 juillet 2007

Mathilde Seigner

Mathilde_seigner_psychologies Je suis très “attachiante” par Hélène Mathieu

Elle porte son ventre sans chichis. N’en fait pas toute une histoire. A un moment, elle a juste posé sa main dessus et parlé au bébé qui remuait. « Ça te plaît ce que je dis, hein ? » Elle affirme qu’elle a changé, est amoureuse, mais pas comme d’habitude, et s’est décidée à faire un enfant grâce à un cheval qui l’a domptée. Mais, n’ayez crainte, elle a toujours le parler direct, sans le filtre des convenances. C’est pour ça qu’on l’aime, ou la déteste.

L'avis du DVB : Ennéagramme Type 8

  • Les gens ne vous apprennent pas grand-chose. Ils vous donnent, vous aident, vous soutiennent, mais ils ne vous apprennent rien du tout. Ils ont déjà du mal à s’en sortir eux-même.
  • J’ai compris, grâce à ce cheval, que j’avais des rapports de force avec tout le monde. Il m’a fait réaliser que le rapport de force ne servait à rien.
  • Avec le papa de mon enfant, je n’ai pas du tout le rapport de force que j’avais avec les hommes. Avant, je les enfonçais.
  • Ma mère me dit : « Tu t’énerves, on ne sait pas d’où ça sort. » Je n’y peux rien, je suis très friteuse. Je m’engueule beaucoup en famille, avec mes sœurs, et pourtant je n’aime pas être fâchée.
  • Je suis vraie. C’est pour ça que l’on m’aime ou que l’on me déteste. Je ne m’interdis pas ce que les autres s’interdisent. Au fond, je n’en ai rien à secouer de ce qu’on pense de moi. On peut ne pas m’aimer et me le dire.
  • Je suis brutale, blessante parfois, et il m’arrive de regretter ce que j’ai dit. Dans ma vie privée, je suis fragile.
  • Vous n’avez jamais suivi de thérapie, à part celle avec votre cheval ?
    Ah si, mais les gars qui vous font parler, parler, sans rien dire, et vous prennent quatre cents francs, à l’époque c’était des francs, je ne m’en suis pas remise ! Et ceux qui parlaient – parce que j’en ai vu plusieurs –, ils disaient des choses sur moi que je savais déjà. Je ne vais pas les payer pour entendre des trucs que je sais. En fait, je dois surtout vous dire que la thérapie, ça me rasait. Qu’est-ce que je m’ennuyais ! C’était un peu comme aller au club de gym, vous voyez ? La corvée. Je sais que ce que je dis là ne va pas plaire aux lecteurs de votre journal, mais c’est le risque quand on m’interviewe, vous savez bien. [Elle rit.] Je vois mes copines qui sont en analyse depuis des années : elles ne vont pas bien, elles vont même de plus en plus mal. Moi, j’ai réglé ça en deux coups de cuillère à pot, avec mon cheval. Il s’est mis debout, il a fait deux ruades et, terminé, j’ai réglé mon truc. J’ai besoin d’efficacité.

- Le divan de Mathilde Seigner sur Psychologies.com

mercredi 09 mai 2007

Alain Robbe-Grillet

Alain_robbegrillet

Toujours vert par Edouard Launet

Alain Robbe-Grillet, 84 ans, «pape du Nouveau Roman», académicien et réalisateur, sort un nouveau film plein de seins rebondis et de chattes joyeuses.

L'avis du DVB : Ennéagramme Type 7

- Le portrait d'Alain Robbe-Grillet sur Libération.fr

  • Mes personnages sont mouvants, flottants, et c’est comme ça que je me sens, personnellement. Malgré ma réputation d’autoritarisme, je me sens « sans qualités ».

- Un entretien avec Alain Robbe-Grillet sur le Web de l'Humanité

  • Le grand artiste n'est pas celui qui a fait table rase du passé, c'est le contraire. Il a intégré le passé pour le ruiner et le dépasser.
  • C'est l'écrivain qui doit créer son public. Cela a été le pari gagné du Nouveau Roman.
  • Je m'attaque au cinéma pour le détruire et le reconstruire.
  • Je travaille tout le temps, je ne m'arrête jamais : c'est ainsi que je réussis, avec le peu de talent que j'ai.
  • Un écrivain modeste, je m'en méfierais.
  • J'ai été professeur de moi-même pendant 25 ans.
  • Il est peut-être trop difficile de créer dans une époque trop calme.
  • J'adore être agressé.

Campus - 21/10/2001

  • Un artiste crée toujours pour savoir pourquoi il a envie de créer.

Cinépanorama - 13/04/1963

  • Dans le Nouveau Roman, tel que je le conçois, l'histoire est en train de se constituer dans le roman même. Le livre est déjà l'aventure de quelquechose qui est en train de se faire.
  • Le livre n'est que mouvement.
  • Une aventure qui n'a plus de possibilités n'est plus une aventure.

Lectures pour tous - 1/12/1965

  • La poésie est création de choses nouvelles, de sens nouveaux.
  • Le Nouveau Roman, c'est le roman en train de se faire.

A livre ouvert - 15/02/1973

  • C'est un de mes rêves d'enfant : transformer l'Opéra de Paris en bordel de luxe.

Le cercle de minuit - 6/11/1995

  • La littérature est une tentation de dominer quelquechose.

Apostrophe - 12/06/1981

  • Le roman est comme l'homme, il ne peut exister que s'il change, que s'il est en mouvement. C'est seulement le mouvement des choses qui les maintient en vie.
  • Mes titres donnent toujours un schéma structurel au film.

Apostrophe - 6/02/1976

- De nombreux documents sur Alain Robbe-Grillet sur le site de l'INA

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