Coaching

jeudi 03 avril 2008

La Miviludes épingle les constellations systémiques

Dans son dernier rapport paru ce matin, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) évoque notamment les risques liés à certaines techniques de coaching en entreprise : les constellations d'organisation ou constellations d'entreprise, émanations elles-mêmes des constellations familiales ou constellations systémiques.

Quand ces techniques sont mal comprises, ou quand elles sont mises en application par des personnes mal formées, ou dénuées de prudence et de scrupules, le pire est à craindre et les signalements recensés, hélas de plus en plus fréquents sur l’ensemble du territoire national, font état de dysfonctionnements graves. La contestation, la discussion, ne sont pas admises et la menace d’exclusion conduit le « patient » à accepter ce qui lui est imposé.

De telles dérives dont la connotation sectaire est manifeste, non validées scientifiquement, sérieusement contestées par des universitaires réputés, condamnées par la justice, ne peuvent laisser indifférents ceux qui ont la charge de l’information et de la mise en garde du public contre les dangers de pratiques dont l’issue sera le plus souvent dramatique pour les entreprises, les personnes et leurs familles.

J'ai assisté, il y maintenant deux ans, à une séance de constellations dont j'étais ressorti extrêmement mal à l'aise. Tout dans la méthode m'avait alerté, de sa brièveté simpliste à son ambition sans rapport. Je songeais alors que j'avais de la chance d'être en bonne santé physique, émotionnelle et mentale pour ne pas céder à ce qui m'était alors apparu comme de bien vénéneuses sirènes.

Pour finir, je soumets, chers lecteurs, à votre sagacité, cet article du grand magazine allemand Der Spiegel, traduit sur le site PsyVig.com, sur les méthodes assez édifiantes de Bert Hellinger, créateur des constellations familiales.

Avec un mélange de jeu de rôles ésotérique et d’idéologie réactionnaire,  le thérapeute autoproclamé Bert Hellinger rassemble autour de lui de plus en plus de disciples… Sur de grandes scènes, l’ex-missionnaire humilie les personnes à la recherche d’aide, en rejetant toute responsabilité pour ce qu’il provoque.

Qu'en pensez-vous ?

- Constellation familiale sur Wikipédia

vendredi 22 février 2008

Ennéagramme & Entreprise : un édito d'Eric Salmon

Ericsalmon

Le vendredi 14 décembre 2007, à 20h20, sur TF1, paraissait un reportage sur « Les sectes en entreprise » dans lequel l’ennéagramme a été cité comme exemple représentatif de certaines dérives. Un cadre d’une grande banque française y déclarait grosso modo qu’il avait été obligé de suivre une formation à l’ennéagramme dans son entreprise et que ce stage l’avait déstabilisé car on devait y dévoiler certains pans de sa personnalité qui, selon lui, relevaient plus de l’intimité personnelle que de la vie professionnelle. Il se trouve que je réfléchis depuis près de quinze ans à cette question et que je ne suis pas tellement surpris de cet incident. Par rapport à la diffusion de l’ennéagramme en entreprise, je vois plusieurs paramètres à prendre en compte :

  1. La formation du formateur : je persiste à penser que, sans une solide formation aux sous-types et aux mécanismes de défense, l’on ne possède que la moitié du système, avec de bonnes chances de se tromper. Le débat qui a eu lieu l’année dernière sur le profil dominant des présidentiables était, à cet égard, édifiant : aucun pronostic ne prenait en compte la possibilité que le sous-type pouvait être tellement apparent chez chacun des deux principaux candidats que sa base dominante soit peu visible ou camouflée par l’expression du sous-type. D’où une série de pronostics variés, la plupart n’intégrant qu’une partie des données nécessaires à « voir les motivations profondes au delà des apparences ».

  2. La finalité de l’ennéagramme contemporain demeure Mieux se connaître. Dans cet objectif, l’ennéagramme propose notamment de mettre un doigt sur sa zone d’ombre. C’est-à-dire se re-connaître, mettre des mots sur son côté excessif. Ce qui amène deux réflexions :
    • Les consultants utilisant ennéagramme ne devraient-ils pas prendre le temps d’aller visiter leur zone d’ombre, pour l’accepter, la digérer, l’assumer ? Leurs perceptions sur autrui s’en trouveraient probablement  changées. Et leur approche de l’entreprise deviendrait probablement plus prudente.
    • Quoi qu’il en soit, les réflexions du  cadre bancaire témoignant sur TF1 me semblent tout à fait pertinentes. Les écoles semblent unanimes sur le fait qu’il est essentiel que cette découverte se fasse en groupe, grâce aux identifications possibles avec d’autres participants. Je suis ce que je suis en fonction de l’autre, en fonction de ma comparaison avec l’autre. C’est le thème de ce merveilleux ouvrage Je et Tu de Martin Buber, philosophe et théologien. Une fois admis la pertinence du groupe pour effectuer cette découverte du « Qui suis-je ? », où se situe la limite quand il s’agit de témoigner de sa zone d’ombre en présence de ses pairs…  avec lesquels il va falloir continuer à travailler plus tard ? Pas simple !  Autre réflexion à mener sérieusement : aussi joliment que vous présentiez les neuf profils, il n’en demeure pas moins que, pour des raisons socioculturelles, certains sembleront toujours plus valorisants que d’autres dans le monde professionnel français. Pas toujours les mêmes, en fonction des secteurs d’activité, mais cet écueil ne devrait-il pas être spécifiquement abordé avant l’intervention ?
  3. Les objectifs de l’intervention : Quelles sont les attentes de l’entreprise ? Que fait-on et pourquoi le fait-on ? L’ennéagramme est un outil aussi simple que puissant. Avec un marteau, vous pouvez aussi bien planter un clou que faire beaucoup de mal sur la tête de votre voisin. Nombre de consultants ne préfèrent-ils pas voir davantage  le côté « simple » que les conséquences possibles d’un séminaire ennéagramme en entreprise ? Pourtant, n’est-ce pas lui le professionnel en charge d’installer le cadre éthique, de prévoir certaines dérives et de répéter maintes fois certaines valeurs ? Pour ma part, je crois avoir refusé plus d’interventions que je n’en ai acceptées, le plus souvent parce que le donneur d’ordre m’imposait des interventions trop courtes ou manquant de sens.

  4. L’évidence du volontariat : Je n’imagine même pas qu’on puisse forcer qui que ce soit à participer à un stage ennéagramme. Même si la finalité est « entreprise », comme le thème que je propose à HEC Management : Mieux se connaître, pour améliorer ses qualités managériales, le moyen, l’ennéagramme, est présenté comme un système de remise en question de soi. C’est donc un endroit intime et il me semble souhaitable de laisser chacun libre de s’y investir ou pas. L’enseignement selon la tradition orale offre, à cet égard, plusieurs garanties : il n’y a pas de professeur qui fait un cours, mais un animateur qui invite les participants à témoigner. Chacun est ainsi libre de s’investir à la mesure qu’il souhaite. De plus, cet enseignement propose de laisser chacun se découvrir à son rythme. Le type n’est pas une finalité, l’idée est plutôt de proposer une grille de lecture pour acquérir des repères sur la personnalité… en vue de se bonifier sur un certain plan. Dans le contrat convenu avec l’entreprise, il est donc clair que certains participants ne trouveront pas leur profil dominant, surtout s’ils ne le souhaitent pas. Et que ceux qui ne souhaitent même pas venir sont libres de ne pas participer.

Il y aurait d’autres points à aborder, mais les principaux me semblent être là. Alors ? Ennéagramme en entreprise ou pas ? Réponse : pourquoi pas ? A condition de respecter et l’Homme dans sa liberté de participer et de respecter  l’ennéagramme comme outil de connaissance de soi. Et là, ce n’est pas gagné, parce que, même en stage interentreprises, nombre de participants viennent d’abord pour utiliser l’outil sur les autres, en évitant soigneusement de se regarder dans la glace. J’ai un exemple, à ce propos : il y a dix ans, j’animais un séminaire de cohésion d’équipe pour le comité de Direction d’une multinationale française. Ambiance cravatée, très politiquement correcte, dominante d’ingénieurs. Pas forcément accros à se dévoiler, ne serait-ce que partiellement. La première demi-heure se passe, pas mal, mais une certaine distance persiste, genre bras croisés… Pour briser la glace, je choisis d’aborder plutôt leur vie personnelle, en leur demandant les trois reproches habituels de leurs conjoints ou de leurs enfants. Le niveau de participation change immédiatement, l’adhésion à l’outil ennéagramme semblait totale. Le hic, c’est qu’il ne m’a jamais été possible de revenir « aux reproches habituels »  de leur vie professionnelle : tabou ! Du coup, j’ai utilisé d’autres supports de cohésion d’équipe et, à la fin de l’intervention, de leur point de vue, les évaluations de « l’outil ennéagramme » furent excellentes ; mais moi, je me sentais frustré, dans une sensation de semi échec de ne pas avoir pu aborder plus profondément l’ennéagramme au niveau professionnel. Aujourd’hui, avec le recul, je me dis que j’ai respecté leurs limites, qu’ils ont pris de l’ennéagramme ce qu’ils pouvaient en prendre et qu’aller au delà de leurs résistances aurait été intrusif et malvenu. Ce que je cherche à dire, au travers de cet exemple, c’est que, comme il s’agissait d’une animation ponctuelle, j’ai pu m’adapter et renoncer à l’ennéagramme comme support principal. Comme les participants étaient volontaires pour de la cohésion d’équipe mais ne se sentaient pas de dévoiler leur profil dominant au sein du groupe, l’ennéagramme devait demeurer un moyen, et non une finalité. Je n’ai aucun doute que la découverte de leur base leur ait été professionnellement utile, mais entre ça et l’accepter au sein de l’équipe…

Conclusion : aujourd’hui, dans le contexte français, je vois beaucoup plus l’ennéagramme en entreprise comme un moyen d’atteindre certains objectifs ponctuels comme : Améliorer la cohésion de l’équipe, Améliorer son leadership, Améliorer sa communication… que comme un stage « Connaissance de soi » figurant sur le catalogue de formation de certains grands groupes. Parce que, là encore, mon expérience m’a montré qu’au premier stage intra viennent les « vrais » volontaires et, qu’au deuxième ou au troisième, viennent des participants qui sont là « parce que mon chef m’a dit que cela me ferait du bien, mais personnellement, je n’avais pas vraiment envie de venir ! ». En ce qui me concerne, j’estime que le groupe ne doit être constitué que de volontaires.

Par sa simplicité relative et sa profondeur, l’ennéagramme engendre souvent de vives réactions. Je pense que quelques précautions pourraient éviter toute confusion entre ennéagramme et accusation sectaire en entreprise :

  • Se mettre ne position d’animateur plus que de professeur
  • Proposer un modèle qui ouvre sur l’idée que toute vérité est plurielle
  • Obtenir que seuls les volontaires participent
  • Insister sur la remise en question individuelle, pré requis indispensable à l’utilisation de cet outil sur les autres
  • Accepter de laisser le participant trouver sa dominante à son rythme… ou même de ne pas la trouver
  • N’obliger personne à révéler son type s’il n’en a pas envie
  • Demander du temps  pour avoir le temps de décrisper nombre de sujets sensibles
  • Mesurer la satisfaction des participants a posteriori dans leur vie professionnelle

Un autre aspect de la question serait : insérer l’ennéagramme en entreprise n’est-il pas un bon moyen d’aider à élargir la conscience ? Je penche naturellement vers le oui, mais pas au prix d’un tel reportage. Pour sa première apparition télévisuelle, je pense que l’ennéagramme méritait mieux !

Eric Salmon
Directeur du Centre d’Etudes de l’Ennéagramme
Consultant à HEC Management
Auteur de quatre livres sur l’ennéagramme

jeudi 01 novembre 2007

La jeune, la vieille & l'Ennéagramme

Jeuneouvieille Le DESU (Diplôme D'Etudes Supérieures d'Université) Pratiques du coaching, délivré par le Service de Formation Permanente de l'Université Paris 8 Saint-Denis, est, à notre connaissance, avec les cursus analogues de l'Université Paris 2 Assas-Panthéon et Aix-Marseille 3 Paul Cézanne, un des rares diplômes universitaires français dans le domaine.

Diplômé du dit DESU, Benjamin Brossart a choisi d'exercer en tant que coach de la personne et coach d'artiste, se faisant une spécialité du coaching gay, entre Lyon, Paris et Genève. Il propose sur deux des blogs qui lui servent à présenter ses activités professionnelles un extrait de son mémoire universitaire, "La qualité relationnelle dans le processus de changement", dont un passage a plus particulièrement attiré notre attention.

Désir d’étiqueter le client
La nature humaine a horreur du vide. L’individu construisant son identité dans la relation aux autres, ceux-ci jouent un rôle primordial dans sa représentation du monde. Dès lors, comprendre l’autre, pour se sentir compris en retour, est ce qui permet de gommer le sentiment de vide, que provoque l’altérité. Ne parle-t-on de l’autre comme de son semblable ? Ainsi, l’être humain, pour faire entrer le réel – dont ses cinq sens le renseignent – dans sa représentation du monde, va assimiler l’inconnu au connu. Et faire entrer – rapidement – l’autre dans des catégories préétablies, le privant de sa part de mystère et d’individualité.
Le coach, lui, sait qu’à aucun moment il ne pourra prétendre connaître son client, et lui donner une étiquette, encore moins. Les théories de la personnalité utilisées en coaching (PCM, MBTI, Ennéagramme, notamment) ne doivent pas être considérées par le coach débutant comme palliatif de cette non connaissance ; elles servent de voie privilégiée pour entrer en contact avec le coaché, et nécessitent un long apprentissage.
Ainsi, le coach, dans le processus d’accompagnement, va devoir oublier ses propres représentations – faire le vide en soi, s’ouvrir à l’altérité – pour entrer dans celles de son client. La « Figure de Bohring », autrement appelée « La jeune et la vieille », est une belle métaphore de cette impossibilité de porter deux regards différents sur une même situation et dans le même instant.

- Benjamin Brossart | Art coaching
- Benjamin Brossart | Coaching de la personne
- Benjamin Brossart | Coaching gay
- Sur E.G. Boring : Perceptual Ambiguity

mercredi 31 octobre 2007

Formation Coaching & Ennéagramme à Montpellier

Generationcoaching

Basé à Montpellier, l'institut Génération Coaching, proposera, à partir de janvier 2008, une formation certifiante au métier de coach, dont l'ambition est, bien entendu, la compétence, mais également de contribuer à une installation professionnelle pérenne dans un marché de plus en plus concurrentiel, au travers d'un module dédié intitulé "Marketing du coach" et d'une série d'actions de "Coaching d'installation".

Jeanphilippe_vidal_2 Dans le cadre de cette formation, Jean-Philippe Vidal, dont nous avons pu apprécier les talents littéraires avec Tournoyeuse, suivi de Le Chemin de Lune, saga d'héroic-fantasy initiatique, animera les modules consacrés à l'Ennéagramme les 24 avril et 13 mai prochains.

L'ennéagramme est une cartographie étonnamment précise des personnalités humaines qui décrit neuf profils de personnalités, en se basant non pas sur les comportements mais sur les motivations profondes de chacun. Il donne ainsi une description très fine du fonctionnement psychique.
Ouvrant les portes d'une perception en profondeur de l'être humain, il est un outil privilégié dans tous les domaines où la relation humaine est au centre des préoccupations.

- Le site internet de Génération Coaching
- Le site internet de Jean-Philippe Vidal
- Tournoyeuse sur monéditeur.com

jeudi 20 septembre 2007

Journée Ennéagramme à Toulouse samedi

Vecteur_communication_consulting

Christophe Ottolini & Laurent Maleville, fondateurs de l'institut Vecteur Communication Consulting organisent à Toulouse samedi 22 septembre une journée de sensibilisation à l'Ennéagramme.

V2C a été créée par deux anciens dirigeants de structure qui, dans leur carrière, ont été amenés à gérer des équipes professionnelles. Leurs connaissances en Communication et Coaching leur ont permis d'optimiser les compétences de chaque salarié au service de l'entreprise. Forts de cette expérience, ils ont souhaité créer un institut de formation spécialisé dans la Communication Interpersonnelle et les Relations Humaines ainsi que l'accompagnement des personnes en entreprise, mais aussi à titre individuel.

Renseignements & réservations sur le site web de V2C ou via UneInvitation.com.

lundi 10 septembre 2007

Etendez les paradigmes de votre leadership

Institut_francais_enneagramme

A retrouver sur Enneagramme.com, le troisième et dernier volet de l'article du Dr Ginger Lapid-Bogda consacré aux rapports entre Ennéagramme et leadership.

Devenir un excellent leader, pas juste bon mais excellent, signifie être conscient de beaucoup de facteurs :

  1. qui vous êtes et ce que vous apportez à l'organisation,
  2. l'impact de votre comportement sur les autres,
  3. les domaines dans lesquels vous devez vous développer,
  4. la manière dont vous distillez votre pouvoir et votre autorité.

Etre conscient signifie aussi faire preuve de dignité face aux défis éthiques qu'un leader doit affronter au quotidien et être un modèle pour les générations futures de leaders. Dans le climat actuel d'exigences compétitives des affaires et de changement permanent, le leadership conscient n'est pas optionnel. Il est essentiel.

- Quelle sorte de leader êtes-vous ? (3e partie) - Dr Ginger Lapid-Bogda
- Quelle sorte de leader êtes-vous ? (2e partie) - Dr Ginger Lapid-Bogda
- Quelle sorte de leader êtes-vous ? (1e partie) - Dr Ginger Lapid-Bogda

jeudi 02 août 2007

Leadership, Intelligence Emotionnelle & Ennéagramme

Institut_francais_enneagramme

A lire sur Enneagramme.com, le site de l'Institut Français de l'Ennéagramme, la deuxième partie de l'article  Quelle sorte de leader êtes-vous ? du Dr Ginger Lapid-Bogda, spécialiste de l'Ennéagramme en entreprise, dont nous avons pu découvrir les travaux lors de la conférence Ennéagramme & Coaching de juin dernier. Travaux qui feront l'objet d'un premier livre en français dans le courant de l'année prochaine.

L'Intelligence Emotionnelle (IE) est de loin le meilleur indicateur des succès de leadership autour du globe, et la maîtrise de soi est un élément-clé de l'Intelligence Emotionnelle. Imaginez une organisation dans laquelle les leaders sont respectés et intègres, où ils savent à la fois là où ils sont bons, là où ils doivent se développer et enfin qui se responsabilisent quant aux meilleures opportunités de développement pour eux-mêmes. La succession du leadership et la rareté des bons leaders constituent pour les organisations un véritable défi, et le besoin de leaders qui atteignent la maîtrise d'eux-mêmes n'a jamais été aussi grand.

- Quelle sorte de leader êtes-vous ? (2e partie) - Dr Ginger Lapid-Bogda
- Quelle sorte de leader êtes-vous ? (1e partie) - Dr Ginger Lapid-Bogda

lundi 18 juin 2007

Ennéagramme & Coaching : Jour J-8

Coaching_et_enneagramme

- Conférence Ennéagramme & Coaching, Paris, 25, 26 et 27 juin 2007

vendredi 25 mai 2007

Ennéagramme du coaching et de la vie

Taj_mahal
Photo : courtoisie de La Fille de l'air 

Coaching ou thérapie ? PNL ou psychanalyse ? Disney ou Bergman ?
La bourse ou la vie ?

Enneagramme_vie

Comment lire cet Ennéagramme ?

Nous choisissons d'entrer aux point 3 et 4, les deux points qui s'expriment dans les derniers échanges avec Isabelle.

En 3, le coaching orienté solution. Comme avec la PNL, s'inspirer des leaders, de ceux qui réussissent. C'est le mimétisme, le mimisme comme mimétisme créateur, propre en psychologie au 3, intelligence des commencements. En philosophie traditionnelle, c'est l'homme en ce qu'il brûle du feu animal. C'est le savoir-faire, indéniable, rentable, qui réussit, avec pour formule publicitaire : "Plus d'amour et d'argent avec le coaching !".
Au niveau bas, cette réclame fait écho au propre mensonge que nous nous faisons, si nous disons que nous ne voulons pas évoluer. C'est la trahison spirituelle au nom du Moi du moment.

En 4, le coaching thérapie. Les recettes toute faites, l'instantané sont remplacés au profit du mieux-être par une reliance au plus profond de notre être émotionnel incarné dans l'aide à l'expression et la symbolisation. Le rôle du thérapeute est d'accueillir l'indicible de la blessure au bord du gouffre symbolisé par le trou entre les points 4 et 5. Montrer le chemin intime du retour. Ou plutôt la terrible distance.
Au niveau bas, c'est l'individu auto-centré sur sa propre souffrance et dans la mise en scène répétée de cette souffrance.

A partir de ces deux points, il est possible de comprendre le coaching comme la quête d'une vie avec un déroulement (la vie) et une fin (la mort).

En 7 et 8, deux objectifs à la mesure de la vie et de la mort. Pour mon propre plaisir terrestre, en 7, et dans ce que je vais laisser de mon existence, terrestre après moi, en 8.

En 5 et 6, les deux étapes essentielles et permanentes de mon développement. Ces points sont les lieux de création de mise en application du travail de devenir.

En 5, le savoir comme être. Information, éducation, recherche, écriture, il va convenir de déporter l'être sur une trajectoire de fuite. La tour d'ivoire mentale, qu'il convient d'édifier. Mieux l'édifier pour nous sentir libre de nous y réfugier pour ensuite, mieux choisir d'aller dans le monde.

En 6, lieu du retour émotionnel, lieu du savoir propre donné à la sentence des autres. Lieu du risque nécessaire.
En faux, si, toujours en 6, je choisis de souscrire par peur à toute idéologie ou système d'autorité, lieu de la perte.
En philosophie ésotérique, lieu de la perte d'énergie, lieu du destin, lieu de la force et de la beauté métaphysique.
En conscience, il faut choisir de redonner la part d'énergie, que j'emmagasine en 5, à la globalité.
A ces multiples concessions de toute la vie, retour de la part de la globalité en plaisirs rares.

En 9, point d'équilibre global. Paix & Amour. Vie harmonique.

En 1 et 2, vérités perdues et motrices d'un cycle énergétique inférieur, vérités inconnues du cycle supérieur, que nous nommerons : "Travaux de femmes et Jeux d'enfants".   

mercredi 23 mai 2007

Des recettes

Tente_bouche
Photo : courtoisie de La Fille de l'air

Donnez-moi de bonnes recettes ! L'injonction, douce, mais ferme, arrive toujours très tôt dans le processus de coaching. Il est essentiel au client de comprendre à cet instant qu'il va lui être nécessaire d'apprendre la cuisine. Il n'est pas tant question de suivre la recette, mais de comprendre une science et d'attraper un tour de main.

Identifier les ingrédients, les instruments, les cuissons. Comprendre & pratiquer. La recette est au plan mental, mais le plat en lui-même dépasse cette seule sphère : les papilles ne mentent pas.

Là est l'essence du coaching. La transmission d'un savoir vivant. Nous cuisinons tous. Plus ou moins bien. Mais nous avons tous à gagner de fréquenter l'atelier d'un chef en cuisine. Apprendre des éléments rationnels et éprouvés de celui qui cuisine pour les autres, pas seulement pour lui ou pour les siens. Incarner la recette en compagnie de quelqu'un qui a un service à assurer.

Gastronomie

Il est du choix du coach comme du choix d'un restaurant. Certains pourront s'offrir des toques étoilées, qui valorisent des produits de luxe avec pléthore de brigade. D'autres rien qu'un livre de cuisine. D'autres encore dénicheront de jeunes tables. Dans tous les cas, le plaisir et l'envie seront bons guides.

Plaisir dégusté qu'il faudra apprendre à transmettre. Apprendre à sublimer par notre propre cuisine les si modestes aliments de notre quotidien. Faire d'une fève une fête. Transformer le plomb en or.

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