Ennéagramme | Théorie générale

vendredi 04 avril 2008

Ennéagramme des oeuvres de Dieu

Enneagramme_oeuvres_dieu

  1. Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.
    Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.
    Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour.
  2. Dieu dit: Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux.
    Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi.
    Dieu appela l'étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour.
  3. Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi.
    Dieu appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon.
  4. Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi.
    La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
    Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour.
  5. Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années;
    et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi.
    Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles.
    Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre,
    pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon.
    Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le quatrième jour.
  6. Dieu dit: Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l'étendue du ciel.
    Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon.
    Dieu les bénit, en disant: Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux multiplient sur la terre.
    Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le cinquième jour.
  7. Dieu dit: Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi.
    Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
  8. Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre
    Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.
    Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.
    Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture.
    Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.
    Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour.
  9. Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée.
    Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite.
    Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait créée en la faisant. (2, 1-3)

- La Bible Genèse - Bible Louis Segond accessible en ligne
- Pierre Grelot : Homme, qui es-tu ? Les onze premiers chapitres de la Genèse

Ma plus profonde gratitude au lettré & nombreux Fulca de Auque, sans l'aide duquel cet Ennéagramme n'aurait jamais abordé les rives de ma conscience.

dimanche 30 mars 2008

Deux histoires de l'Ennéagramme

Enneagramme_gurdjieff
Illustration sur la couverture du prospectus de L'Institut pour le Développement Harmonique de l'Homme, dessiné par Alexandre de Salzman, à Tiflis (Géorgie) en 1919.

A trois jours d'intervalle, Jean-François Mareczko sur le blog des coachs InterCoaching et Frédéric Schmitt sur le blog de l'Ennéagramme symbolique et psycho-énergétique revêtent leur panoplie d'Indiana Jones et partent à la recherche des origines de l'Ennéagramme.

Dans cette quête, deux questions demeurent sans réponse. D'abord : de qui Ichazo tient-il l'Ennéagramme ? Pour Jean-François Mareczko, "Ichazo reçut l'enseignement de l'Ennéagramme par la voie Soufique" (sic). Frédéric Schmitt écrit quant à lui que "Ichazo qui avait connu des élèves de Gurdjieff à Buenos Aires alors qu'il avait 17 ans élaborait sa théorie des 108 ennéagrammes en 1960". Afin d'y voir plus clair, je vous propose cette longue interview d'Oscar Ichazo lui-même qui revient sur ses années de formation et ses multiples influences.

Ensuite : de qui Gurdjieff tenait-il l'Ennéagramme ? Pour les deux auteurs, la cause semble entendue : Gurdjieff tenait l'Ennéagramme des soufis. Pour étayer cela, Frédéric Schmitt cite Laleh Bakthiar, "une soufie américaine" dont l'ouvrage, "God's will be done", "[prouve] de façon indubitable qu'il existe un ennéagramme antérieur à Gurdjieff et que cet enseignement a été transmis au sein de certaines confréries soufies. Le symbole est le même, certains mots clés sont à s'y méprendre". Le livre a question n'a hélas pas été traduit en français.

Au delà de ces deux questions, qui ne verront sans doute jamais de réponse définitive, reste un symbole, dont les multiples influences sont la richesse, et dont Gurdjieff, le premier, et jusqu'à preuve du contraire, publia le tracé.

vendredi 18 janvier 2008

Ennéagramme des systèmes de l'organisme - Part 2

Enneagramme_fonctions_organisme_2_2

Ennéagramme établi d'après les travaux de A.H. Almaas, initiateur de l'Approche Diamant des idées sacrées, développée, notamment, par Sandra Maitri.

Le bulbe rachidien, ou medulla oblongata est la partie inférieure du tronc cérébral chez les vertébrés. Elle est située au dessus de la moelle épinière et contre le cervelet. Cette partie de l'encéphale contrôle les fonctions autonomes du corps, et transmet les informations des nerfs au cerveau via la moelle épinière. Chez l'être humain, elle est le centre de l'homéostasie, la capacité à conserver l'équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes extérieures. Pour Claude Bernard : « l’homéostasie est l’équilibre dynamique qui nous maintient en vie ».

Le péricarde est un sac à double paroi qui contient le cœur. Le péricarde séreux est un organe de glissement, formé de deux feuillets limitant une cavité virtuelle, la cavité péricardique, espace de glissement qui permet les mouvements cardiaques. Le péricarde fibreux fixe le coeur aux organes voisins.

Le mot thymus vient de la dérivation latine du grec thymos grec θύμος, signifiant excroissance verruqueuse. Cependant thymos désigne aussi l’esprit ou l’âme. Ainsi, Galien et les grecs pensaient que l’esprit ou l’âme était localisé dans le thymus. Son activité et sa taille sont maximales au cours de la puberté, avant d'involuer à l'âge adulte. Le thymus joue un rôle très important dans la mise en place du système immunitaire chez l'enfant.

L'hypothalamus est une grappe de cellules nerveuses du cerveau qui contrôle entre autres, grâce à ses liens directs avec l'hypophyse productrice d'hormones : l'homéostasie, la satiété et les comportements sexuels.

Chez les mammifères et les oiseaux, les glandes surrénales ou plus simplement les surrénales sont deux glandes endocrines triangulaires situées au-dessus des reins. Elles sont principalement responsables de la gestion des situations de stress.

L'intestin grêle est la partie de l'appareil digestif humain située entre l'estomac et le gros intestin (côlon). L'intestin grêle est formé de sorte à amplifier les processus d'absorption. C'est dans l'intestin grêle que se déroule l'absorption intestinale.

L'hypophyse ou glande pituitaire est une glande endocrine qui se trouve dans une petite cavité osseuse à la base du cerveau. Elle produit des hormones qui gèrent une large gamme de fonctions corporelles, dont les hormones trophiques qui stimulent les autres glandes endocrines. Cette fonction inspirait les scientifiques à l'appeler la « glande maîtresse » du corps, mais aujourd'hui on sait que l'hypophyse est régulée par les hormones (neuro-hormones) émises par l'hypothalamus. Cet organe existe sous sa forme typique chez tous les vertébrés.

La prostate est une large glande de l'appareil génital masculin. Sa fonction principale est de sécréter et de stocker le liquide séminal, l'un des constituants du sperme.

La glande pinéale ou épiphyse est une petite glande endocrine conique, médiane, attachée à la partie postérieure du troisième ventricule, située dans le cerveau. Elle sécrète la mélatonine (dérivé de la sérotonine sécrétée elle par les tissus nerveux), et joue par son intermédiaire un rôle central dans la régulation du rythme biologique. Chez les oiseaux, la glande pinéale est située juste sous la surface du crâne d'où elle capte l'intensité lumineuse extérieure et permet ainsi d'ajuster le rythme circadien de l'animal. Avec une approche plus générale, l'embryologie et l'anatomie comparée vont jusqu'à la dénoncer comme le troisième œil avorté des vertébrés, qui est d'ailleurs un œil véritable chez certains lézards et chez le sphénodon.

mercredi 02 janvier 2008

Meilleurs voeux !

Davinciblog_2008

Toute l'équipe Da Vinci Blog se joint à moi pour vous souhaiter une bonne, heureuse et sereine année 2008, dont les piliers seront :

- d'un point de vue arithmosophique, le binaire, nombre de la différenciation relative, de la réciprocité antagoniste ou attractive, de la négation, du mal et l'octonaire, nombre de la libération karmique, du Nirvana, du Salut et de la sainteté, dont la somme donne le dénaire, chiffre de l'unité réalisée, de l'unité synthétique, de l'être collectif, de l'univers et des aspects divins, et dont la réduction théosophique revient à l'unité, principe d'individualité microscopique et macroscopique ;

- d'un point de vue tarologique, l'arcane II, La Papesse, symbole de la gestation et de l'accumulation, préparant une éclosion et l'arcane VIII, La Justice, arcane de l'équilibre et de la perfection ;

- enfin, du point de vue de l'Ennéagramme, l'Ennéatype 2, type psychologique émotionnel du lien direct à l'autre, archétype maternel absolu et l'Ennéatype 8, type psychologique instinctif du lien direct aux autres, archétype paternel absolu, deux Types en connexion directe l'un avec l'autre (vortex intérieur 2-8), qui nous enseignent que l'un des équilibres majeurs de notre nature humaine s'effectue autour de notre sexualité, dans ce qu'elle a de force d'engendrement et de perpétuation, mais également, et il faudra toujours en être conscient, de négation.

mardi 02 octobre 2007

Un Ennéagramme lumineux

samedi 29 septembre 2007

Le projet d'Isabelle de Penfentenyo

Après Guillaume Fournier la semaine dernière, c'est au tour d'Isabelle de Penfentenyo, co-gagnante de notre concours de l'été, de nous faire partager sa vision de l'Ennéagramme, grâce à ce texte, qui est un extrait de son livre, à paraître en 2008 et dont le titre sera : "NOUS sommes le projet".

Les paradigmes sociétaux sont à la fois le résultat d’une évolution  et une invitation à les incarner au plus profond de nos cellules afin de continuer sur le chemin de la métamorphose individuelle et collective. Il n’existe pas de recette miracle pour  opérer cette mutation vers l’humanité de demain, à l’intérieur comme à l’extérieur. Aucune technique, aussi sophistiquée et efficace soit-elle, n’a le pouvoir de créer le changement profond qui émergera de ce processus.
Depuis quelques décennies, l’homme est entré dans la conscience de la nécessité de ce changement et tente de multiples stratégies pour l’accomplir. Elles sont encore désordonnées et maladroites et reflètent l’état de conscience dans lequel nous sommes aujourd’hui, et surtout notre peur de changer de repères et de fonctionnements. Nous cherchons à aplanir les difficultés, à regarder d’un œil neuf aussi bien notre univers intérieur que celui qui nous entoure, et parce que nous sentons confusément l’urgence de la transformation, nous voulons aller vite. Or, comme le disait Talleyrand, à son cocher : « Doucement, je suis pressé. » Notre exigence d’efficacité et de rapidité nous rend gauches. Il est amusant de noter que le mot latin pour gauche est sinister, sinistre, d’ailleurs longtemps conservé ans l’ancien français pour qualifier les gauchers. Nous sommes effectivement sinistres… nous craignons le pire, sommes taciturnes, et avons oublié ce qu’est la Joie.
S’il n’existe pas de recette, il y a en revanche des pistes à suivre et nous en flècherons quelques unes dans les pages à venir.

Le processus d’individuation décrit par C.G. Jung nous invite à prendre conscience de notre unicité et à unifier le psychologique et l’âme. L’individuation vise à créer l’homme-un. La première partie du voyage consiste donc dans la compréhension de la psyché. L’une des pistes privilégiées pour comprendre nos fonctionnements, nos freins, nos croyances, est l’Ennéagramme, qui servira de base au chapitre suivant.
Je me réfère souvent à Khalil Gibran (Le prophète) qui disait : « Vos enfants ne sont pas vos enfants... » J’ai coutume de dire que nous parents ne sont pas nos parents, mais le nid dans lequel nous avons choisi de nous incarner, de grandir et à partir duquel commence notre évolution dans cette vie. Notre personnalité s’est construite à partir de notre naissance avec ce que nous avons reçu, ou pas. Il n’existe pas d’éducation parfaite, et j’aime à ce sujet citer Daphné Rose Kingma (Le futur de l’amour) :

« Nous avons tous eu une enfance imparfaite, jonchée de blessures émotionnelles. Certaines sont béantes, horribles et criantes. D’autres sont si subtiles que l’on a soi-même du mal à en percevoir la véritable ampleur.
Nos blessures sont la conséquence de l’éducation imparfaite que nos parents nous ont donnée, qui est une réalité incontournable de la condition humaine. La famille parfaite n’existe pas. Aucun parent ne peut donner une éducation parfaite, même le plus attentionné, le plus indulgent et le plus aimant. En dépit de tous les efforts que nous faisons pour le nier ou croire le contraire, nous avons tous été blessés…
Nous avons tous été assez aimés pour survivre, mais pas assez pour éprouver un sentiment de plénitude.
C’est l’échec tragique et pourtant inévitable de la vie familiale qui nous engage dans une démarche particulière de croissance et de résolution. Cette démarche devient le travail psychologique d’une vie. »

Ainsi les structures de l’ego (personnalité) plongent leurs racines dans notre histoire personnelle, familiale et même universelle. En mettant à jour ce qui nous fait fonctionner, nous levons petit à petit les voiles qui nous cachent notre âme. Pour atteindre la lumière, il nous faut traverser notre ombre, ces traits de caractère que nous préférerions ne pas voir. Accueillir notre ombre nous permet en outre de mieux reconnaître et accepter celle de l’autre. Enfin, ce cheminement nous permet de comprendre non pas pourquoi nous agissons de tel ou tel manière, mais pour quoi.
Tout a un sens, que nous ne découvrons pas toujours de prime abord. Nous ne fonctionnons à cause de quelque chose ou quelqu’un mais pour quelque chose ou quelqu’un, qui est soi : pour réussir, pour nous protéger, pour éviter la souffrance, pour confirmer nos croyances, etc… Derrière chacune de nos actions se trouve une intention positive, même si les apparences nous font croire le contraire. Cette intention positive est bien entendu auto-centrée, même inconsciemment. L’Ennéagramme est basé sur cette intention positive.

- Blogosapiens?, le blog d'Isabelle de Penfentenyo

mercredi 12 septembre 2007

Un ennéagramme en 3D

lundi 06 août 2007

Ennéagramme des plaisirs de jouer

Allworkandnoplay_2

Don Diego, chef de projet en informatique, passionné de jeux depuis toujours, propose sur son blog "ALL WORK AND NO PLAY..." consacré, justement, à la théorisation des jeux vidéo, une très exotique origine de l'Ennéagramme et un fort pertinent Ennéagramme des plaisirs de jouer.

Aristote, a proposé un célèbre schéma en 9 pôles appelé ennéagramme, perfectionné plus tard par C. jung. Je me suis amusé pour ma part à appliquer au jeu un célèbre schéma de développement personnel en 9 pôles appelé ennéagramme. Croisant 3 intelligences : mentale (intellect), relationnelle (cœur) et intuitive (action) avec 3 comportements : agressif (étymologiquement au sens d’extraverti, qui va vers les autres), dépendant (qui est envahi par les autres) et détaché (qui est coupé des autres), ce schéma livre les 9 motivations humaines fondamentales, appelées masques (personna en latin) que l’homme revêt et ôte au fur et à mesure de son existence. Utilisé comme schéma de progression personnel, l’ennéagramme nous intéresse ici en tant qu’outil de classification du plaisir.

  1. Perfectionniste (action+dépendant) : plaisir de progression. Le genre emblématique est le jeu de rôle, qui offre une progression à la fois spatiale, temporelle et personnelle. Les mécanismes requis sont l’apprentissage, la mémoire, la détermination et la répétition.
  2. Altruiste (relation+dépendant) : plaisir de communication. On pense immédiatement aux jeux multijoueurs en réseau et en ligne qui ont développé des interfaces de chat et de téléphonie ingame.
  3. Battant (relation+agressif) : plaisir de compétition. Tous les jeux de challenge y font appel : jeux de combat, shoot’em up, beat’em all…
  4. Romantique (relation+détaché) : plaisir d’évasion. Le joueur sensible à ce plaisir recherche la sensation d’immersion et d’exotisme, que ce soit par le thème, l’univers ou le réalisme. Les jeux d’aventure génèrent principalement ce plaisir.
  5. Observateur (intellect+détaché) : plaisir de découverte, de l’intuition, de l’observation, du hasard. Les puzzles, casse-têtes, jeux de logique, réussites et démineurs sont les plus à même de séduire les joueurs sensibles à ces ressorts. De même, la rejouabilité d’un jeu est très importante pour un profil observateur.
  6. Loyal (intellect+dépendant) : plaisir de simulation. Une personnalité loyale signifie que la personne a un rapport au monde fondé sur l’épreuve et le doute. La simulation, en cherchant à reproduire fidèlement le réel, procure du plaisir à ces caractères enracinés dans le réel. Les genres rois sont ici les simulateurs de vols et les simulations sportives.
  7. Epicurien (intellect+agressif) : plaisir du ‘vertige’, du divertissement, au sens pascalien du terme : le fun pour le fun. La préférence des épicuriens va donc aux jeux de plate-forme ou d’arcade.
  8. Chef (action+agressif) : plaisir du pouvoir, de la domination. Les jeux de conquête ou stratégie/gestion sont le genre de prédilection.
  9. Médiateur (action+détaché) : plaisir d’accomplissement, de dépassement. Les profils médiateurs recherchent la synthèse des plaisirs, et sont attirés par les jeux non guerriers. Les jeux collectifs ou en équipe, où tout le monde joue ensemble et non les uns contre les autres, ont leur préférence. Ce plaisir est aussi le plaisir ultime, que tout joueur, même attiré par des plaisirs plus immédiat recherche au final.

- ALL WORK AND NO PLAY... ... make Jack a dull boy.
Réflexions sur la création de jeux en ligne.

mardi 17 juillet 2007

Plaidoyer énervé sur le Weblog de l'Ennéagramme

Weblog_enneagramme

A lire sur le Weblog de l'Ennéagramme d'Ambroise Ingold, l'énergique contribution de Perlin qui, sous le titre "A la source... Ennéagramme et Ennéagone", souhaite rendre à Ichazo ce qui appartient à Ichazo.

Reconnaître à Oscar Ichazo, fondateur de l'Ecole Arica, un rôle central dans l'élaboration des théories modernes de l'Ennéagramme nous semble en effet une bonne chose. Qui d'ailleurs conteste cette place ? Et si, manque de reconnaissance envers Ichazo il y a bien, celui-ci ne provient-il pas de la forme de diffusion de ses idées que lui-même choisit ? Mettre un copyright sur l'Ennéagramme était-il le meilleur service que l'on pouvait lui rendre ?

Sur les sources. Perlin explique qu'Ichazo est la source, et que toutes tentatives précédentes de modélisation, notamment celles de Pythagore, des Pères du désert, des soufis sont des mystifications destinées à dédouaner ceux qui l'ont ensuite pillé. Sur Gurdjieff, la sentence est sans appel : il n'a rien compris. Notre position est à l'exact inverse, s'il est besoin de le préciser.

Suit alors un long plaidoyer contre les marchands du Temple et pour une vision spirituelle de l'Ennéagramme. Un argumentaire dont nous sommes au diapason du fond, mais qui, comme le reste de la contribution pêche par trop de colère et de lacunes documentaires.

- A la source... Ennéagramme et Ennéagone sur le Weblog de l'Ennéagramme

vendredi 22 juin 2007

Ennéagramme des glyphes

Enneagrammes_glyphes

  1. Le glyphe que nous utilisons aujourd'hui dans le monde occidental pour représenter le nombre 1, une ligne verticale, souvent avec un petit sérif au sommet et quelquefois une petite ligne horizontale à la base, trouve ses racines chez les brahmanes indous. Ceux-ci écrivaient 1 sous forme d'une ligne horizontale (en Chine aujourd'hui, c'est la manière dont il est écrit). Les Gupta l'écrivaient comme une ligne incurvée, et les Nagari quelquefois ajoutaient un petit cercle sur la gauche (tourné d'un quart de tour vers la droite, ceci ressemble au 9 puis devint l'écriture actuelle dans les écrits du Goujerat et du Panjâb). Les Népalais les tournaient aussi vers la droite, mais gardaient le petit cercle. Ceci devint finalement le sérif du sommet dans l'écriture moderne, mais la petite ligne horizontale occasionnelle a probablement comme origine la ressemblance avec l'écriture romaine I. [Wikipédia]
  2. Le glyphe que nous utilisons aujourd'hui dans le monde occidental pour représenter le nombre 2 trouve ses racines chez les brahmanes indous, qui écrivaient 2 sous forme de deux lignes horizontales (il est encore écrit de cette manière dans la Chine moderne, et est analogue au chiffre romain II). Les Gupta ont tourné les deux lignes à 45 degrés, pour en faire des diagonales. Ils ont aussi fait quelquefois une petite ligne au sommet et une fin incurvée à la base vers le centre de la ligne du bas. Apparemment pour aller plus vite, les Nagari ont démarré la ligne du haut plus incurvée et l'on connectée à la ligne du bas. Les arabes Ghubar ont fait la ligne du bas complètement verticale, le glyphe ressemblait à un point d'interrogation sans point. En restaurant la ligne du bas dans sa position horizontale originale, mais en gardant la ligne du haut sous sa forme de courbe qui se connecte à cette première ligne nous conduit à notre glyphe moderne.[Wikipédia]
  3. Trois est souvent le plus grand nombre écrit avec autant de lignes que le nombre représente. Même les romains fatigués d'écrire 4 sous la forme IIII, et même aujourd'hui en chinois, 3 est écrit avec trois lignes. Ceci a été la manière dont les brahmanes indous l'ont écrit, et les Gupta en ont fait trois lignes plus incurvées. Les Nagari ont commencé à effectuer une rotation des lignes dans le sens horaire et ont fini chaque ligne avec une légère boucle vers le bas sur la droite. Puis, ils connectèrent ces boucles avec les lignes du dessous, et le développèrent en un caractère qui ressemble beaucoup au 3 moderne avec une boucle supplémentaire à la base. Ce furent les arabes occidentaux Ghubar qui finalement éliminèrent la boucle supplémentaire et créèrent notre 3 moderne. (La boucle « supplémentaire », néanmoins, fut très importante pour les arabes orientaux, ils l'ont faite plus longue, tout en faisant une rotation des boucles du dessous pour les lier le long de l'axe horizontal, et jusqu'à aujourd'hui, les arabes orientaux écrivent un 3 qui ressemble à un 7 renversé avec des crêtes sur sa ligne de sommet). [Wikipédia]
  4. Représenter 1, 2 et 3 avec autant de barres que le chiffre représente était raisonnable, mais avec 4, écrire quatre traits commençait à devenir fatiguant. Les brahmanes indiens simplifièrent 4 en joignant ses quatre lignes en une croix qui ressemble à notre signe moderne plus. Les Sungas et d'autres Indous auraient ajouté une ligne horizontale au sommet du chiffre, les Kshatrapa et Pallava l'ont amélioré au point où la vitesse d'écriture devenait correcte. Les Arabes n'avaient pas de temps pour faire des cursives fantaisistes : leur 4 a encore le concept primaire de la croix, mais pour conserver l'efficience, ils l'ont résumé en une boucle connectant la fin de gauche avec la fin du haut ; la fin de droite était complétée d'une courbe. Les Européens enlevèrent la courbe finale et ont rendu graduellement le chiffre moins cursif, en finissant avec un glyphe qui aurait pu être amélioré d'une manière beaucoup plus simple que la route bouleversée qu'il avait prise : en prenant simplement la croix des brahmanes et ajoutant une ligne pour connecter les extrémités gauche et supérieure. [Wikipédia]
  5. L'évolution de notre glyphe moderne pour cinq ne peut pas être tracée nettement vers les Brahmanes indous de la même manière que nous l'avons fait de 1 jusqu'à 4. Plus tard, les peuples indous Kushana et Gupta ont eu parmi eux-mêmes plusieurs glyphes différents qui ne produisent aucune ressemblance avec le glyphe moderne. Les Nagari et Punjabi ont pris ces glyphes et les ont fait évoluer vers un h minuscule mis en miroir et tourné la tête en bas. Les arabes Ghubar ont transformé le glyphe de plusieurs manières différentes, arrivant à des glyphes ressemblant plus à 4 ou 3 plutôt que 5. C'est à partir de ces caractères que les européens en firent finalement le 5 moderne, bien que d'une évidence purement graphique, il serait plus facile de conclure que notre 5 moderne vient du Khmer. [Wikipédia]
  6. L'évolution de notre glyphe moderne pour 6 apparaît plutôt simple comparée aux autres nombres. Notre 6 moderne peut être remonté aux Brahmanes hindous, qui l'écrivaient en une boucle comme le e minuscule cursif tourné à 45° dans le sens horaire. Graduellement, la partie supérieure de la boucle (au dessous du trait central) devint plus incurvée, tandis que la basse de la boucle (sous le trait central) devenait plus droit. Les Arabes occidentaux Ghubar enlevèrent la partie de la boucle sous le trait. À partir de là, l'évolution européenne vers notre 6 moderne a été très droite et très proche d'un glyphe qui ressemblait plus à une majuscule G. [Wikipédia]
  7. Au départ, divers indous écrivaient 7 plus ou moins en une boucle comme une courbe qui ressemble à la majuscule J la tête en bas. La contribution principale des Arabes occidentaux Ghubar fut de créer la ligne plus longue diagonale plutôt que droite, bien qu'ils montrèrent certaines tendances à rendre la caractère plus rectiligne. Les Arabes orientaux développèrent le caractère à partir d'une forme de 6 vers un caractère ressemblant au V majuscule. Les deux formes arabes modernes influencèrent la forme européenne, un glyphe en double boucle constitué d'une ligne horizontale supérieure jointe à sa droite à une ligne descendant vers le coin inférieur gauche, une ligne qui est légèrement incurvée dans certaines variantes du caractère. Comme dans le cas du glyphe européen, les glyphes Khmer pour 7 se développèrent aussi pour ressembler à leur glyphe 1, bien que ce soit d'une manière différente. Les Khmer ajoutaient souvent une ligne horizontale en-dessous du glyphe. Ceci est analogue au petit trait mis à travers le grand trait quelquefois lorsqu'on l'écrit à la main dans le monde occidental mais qui n'est jamais utilisé dans les polices informatiques. [Wikipédia]
  8. Au départ, divers groupes en Inde écrivaient 8 plus ou moins en un trait incurvé qui ressemblait à une majuscule H avec la moitié basse de la ligne gauche et la moitié haute de la ligne droite enlevées. À un moment, ce glyphe ressembla à notre 5 moderne. Puis, avec les Arabes occidentaux Ghubar, la ressemblance du glyphe avec 5 fut supprimée en connectant le départ avec la fin du trait, et il ne resta plus qu'aux Européens le soin d'arrondir le glyphe, ce qui conduisit à notre 8 moderne. [Wikipédia]
  9. Au départ, divers Indiens écrivaient 9 d'une manière qui ressemble beaucoup au point d'interrogation, mais sans le point de la base. Les Kshtrapa, Andhra et Gupta commencèrent à incurver la ligne verticale du bas pour en faire un caractère ressemblant à notre 3. Les Nagari continuèrent le trait inférieur pour faire un cercle entourant cette sorte de 3, de la même manière pour l'arobase (qui encercle une minuscule a). Au cours du temps, le cercle qui entoure devint plus grand et sa ligne continua en-dessous du cercle, et la sorte de 3 devint plus petit. Puis, tout cela rendit la sorte de 3 aussi petit qu'un trait. Les Arabes connectèrent simplement ce trait au milieu de la ligne descendante, et tout ce que les Européens ajoutèrent furent des fioritures. [Wikipédia]
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