Fulca de Auque, spécialiste des religions et de l'ésotérisme au Da Vinci Blog, revient sur l'intervention attendue et remarquée de Jérôme Rousse-Lacordaire sur Baglis TV.
Tout ‘’Cherchant’’, quelle que soit sa Voie, ne peut qu’être intéressé par ce sujet.
J’ai donc écouté (et regardé) la prestation du frère dominicain, Jérôme Rousse-Lacordaire, enseignant à l’Institut catholique de Paris, spécialiste de l’histoire de l’ésotérisme depuis la Renaissance, en particulier de la franc-maçonnerie et de l’école ‘’traditionnelle’’ de l’ésotérisme, dont René Guénon est la figure emblématique.
Nous savons qu’ésotérisme et catholicisme sont deux concepts antinomiques, depuis qu’Irénée de Lyon a écrit vers la fin du IIème siècle l’ouvrage (cinq livres) Réfutation de la prétendue gnose au nom menteur connue sous le nom de Contre les hérésies (Adversus Hæreses).
L’orateur a inscrit son exposé, brillant, dans l’histoire et dans le canon de l’Eglise Catholique, avec un développement, à retenir, sur certaines obédiences maçonniques, fidèles à une Tradition au symbolisme biblique.
Je ne peux que regretter que Jérôme Rousse-Lacordaire, ne se soit pas d’avantage impliqué dans ses propos télévisuels en explicitant ce qu’il a dit par ailleurs, à savoir : « L’ésotérisme chrétien peut être conçu comme une dimension plus intérieure du christianisme » et « il ne peut y avoir d’ésotérisme chrétien que si celui-ci se développe à partir de Celui qui est la source même du Christianisme : le Christ ».
Ce qui veut dire, pour moi, que Les Traditions Secrètes des Apôtres (cf article du Cardinal Jean Daniélou), retrouvées en partie dans La Bibliothèque de Nag Hammadi, qui est une collection de textes gnostiques de la période paléochrétienne, doivent venir compléter La Tradition apostolique (seule reconnue actuellement par l’Eglise catholique) avec comme premier récit, L’évangile de Thomas (Albin Michel, éditeur; pour l’instant...)
En conclusion de ces quelques lignes, j'ajouterai simplement ceci : Thomas était un Apôtre, alors que deux "Evangélistes", sur les quatre retenus aux alentours des années 150 (par Irénée de Lyon ?) pour le Nouveau Testament, ne l'étaient pas : Luc et Marc.
Fulca de Auque
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